Dans sa volonté de respecter les engagements pris et de toujours communiquer avec les populations de la zone impactée par ses activités, Reverstone Karama SA multiplie les actions de communication. C’est dans cette dynamique qu’elle a organisé à l’intention des membres du Comité de suivi et de liaison (CSL), cordon ombilical entre la mine et les populations, une visite du site, de ses installations et de ses activités. C’était dans la journée de lundi, 19 décembre 2016.

Le projet minier Riverstone Karma SA (propriété d’Endeavour Mining) dans la province du Yatenga (région du nord) et qui impacte directement ou indirectement trois communes (Namissiguima, Oula et Ouahigouya) a connu des moments difficiles avec en prime, une descente de populations le 14 janvier 2015 sur le site et au cours de laquelle, installations et équipements de la société ont été saccagés. Les différents efforts qui ont suivi cet épisode ont permis aux parties (mine et populations) de fumer le calumet de la paix et d’aboutir à la mise en place en août 2016, du Comité de suivi et de Liaison (CSL). Cette structure, forte d’une centaine de membres, se veut représentative de l’ensemble des sensibilités de l’ensemble de la zone impactée par le projet. Le CSL est donc un foyer de concertations entre les parties aux fins de permettre à chaque partie de tirer sereinement profit de l’exploitation du métal précieux. Le CSL a donc pour principale mission de travailler à éloigner le spectre de tout ce qui peut nuire au bon déroulement des activités de la mine et porter atteinte à une jouissance paisible des retombées de l’exploitation par les populations. C’est dans cet esprit que les responsables de la mine ont initié cette sortie de visite du site. Une démarche qui entre également, à en croire les parties, dans le jeu de transparence souhaitée par l’ensemble des acteurs.

Accueillis au sein de l’administration de la mine par le directeur des relations communautaires de Riverstone Karama SA, Vancolbert Jean-Paul, les membres du CSL ont d’abord eu droit, après les salamalecs, à une brève présentation du projet Karma et des activités de la mine. A l’issue de cette phase introductive, une visite guidée a permis aux hôtes de toucher du doigt, les différents pans des activités de la mine (équipements, méthodes de travail, évolution de la société, traitement de l’or, la carrière de Goulagou II et celle de Rambo, etc.). Un périple au cours duquel, ces représentants des populations n’ont pas été avares en questions, surtout sur les aspects liés à la protection de l’environnement, à la sécurité des populations (par rapport aux produits utilisés dans la mine), à la restauration du sol, au renforcement du dispositif pour minimiser les bruits et la poussière dégagés par les travaux.

Aubaine pour les responsables de la mine de fournir des explications, levant ainsi les inquiétudes et autres zones d’ombre. Dans ce chapitre, on retient par exemple que le plan de restauration du sol est déjà en marche au sein de la société avec une expérimentation de plants en cours, de concert avec les services techniques compétents de l’Etat dans la localité. A la fin du projet, des populations devraient pouvoir retrouver une ‘’bonne partie’’ de leurs terres encore enrichies avec la terre arable déjà pré-positionnée.

En ce qui concerne les projets communautaires, l’on note que de 2014 à ce jour, la mine s’y est investie via plusieurs actions dont la rénovation de maternité et de CSPS (Centre social et de promotion sociale), la construction de logements pour le personnel soignant, l’électrification solaire pour des écoles, la formation de jeunes à des métiers, l’entretien de routes.

Une dynamique qui va, selon le directeur des relations communautaires de Riverstone Karama SA, Vancolbert Jean-Paul, se poursuivre au profit des populations. La mine a donc en ligne de mire, des investissements dans l’éducation dans la zone, dans le domaine social (construction d’une maison des jeunes à Namissiguima), dans le domaine agricole, de l’embouche, de la revalorisation des terres dégradées et de la restauration des activités économiques pour les populations relocalisées, du financement de micro-projets et de l’appui aux infrastructures sanitaires.

Sur le volet emploi, selon les statistiques dressées, à la date de novembre 2016, la société employait un total de 815 personnes réparties entre 399 emplois locaux (zones impactées par la mine), 160 au niveau de la région (recrutés dans les quatre provinces de la région : Loroum, Passoré, Yatenga et Zondoma), 223 emplois pour le niveau national et 33 emplois pour les expatriés. A ce chiffre d’emplois directs, s’ajoutent plus de 400 emplois indirects via les sous-traitants. Ce qui porte à plus de 1 200 emplois à ce jour.

C’est dans une ambiance de convivialité que la visite a pris fin à la mairie de Namissiguima où les responsables de la mine, par la voix du directeur des relations communautaires, Vancolbert Jean-Paul, ont souhaité par anticipation, les vœux de nouvel an à l’ensemble des populations de la localité et partant, à l’ensemble des populations burkinabè.

Lefaso.net

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